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Redécouvrir le snowboard

Hiver 2016 : partir à 4 pour explorer les Chic-chocs gaspésiens pour les dernières journées d’hiver. Plus de 700 km pour quitter la grisaille Montréalaise du mois de Mars et s’enfoncer dans l’hiver qui ne semble pas vouloir s’arrêter une fois Québec passé.

Mathieu dans le rétroviseur / Photo Mathieu Dumontier

 

 

 

Un stop au parc du Bic et ses paysages mêlant forêts aux accents ouest-canadien, bord de mer et mélancolie hivernale ; son eau salée qui ne gèle pas et ressemble à une soupe émeraude. Encore 250 km et enfin, nous y sommes. La quantité de neige accumulée sur les bords de route n’a fait qu’augmenter tout au long du trajet, le froid et la densité de population que descendre.Arriver de nuit à Saint-Anne-Des-Monts c’est la surprise d’un matin nous offrant les montagnes du Parc National de la Gaspésie au Sud et l’estuaire du Saint Laurent au Nord, large comme l’océan. Une localisation stratégique (les chalets Valmont pour ne pas les nommer ;), base de nos excursions pour les 3 prochaines journées (oui le séjour idéal ferait le double mais les jours de congé c’est un peu comme les conditions de neige exceptionnelles, on aimerait en avoir plus).

 

 

Mon premier baptème de splitboard, du vrai hors-piste en mode sac à dos, kit de survie et carte des lieux pour trouver la les ligne(s). Plus de signal de cellulaire, plus de routine de semaine, plus de line-up en bas des pistes. Autant de barrières dont nous nous affranchissons. Nos cartes du domaine hors-piste nous permettent de nous faire une idée des pistes sur lesquelles nous allons pouvoir « jouer » au cours de la longue fin de semaine. L’élément temps / distance parcourue sera notre premier apprentissage. 4-5 kms en splitboard (comprendre monter / descendre / remonter / redescendre) c’est beaucoup plus long qu’un Jean-Talon / Berri-Uqam ! C’est l’occasion d’apprendre à doser son effort, canaliser sa motivation descente pour être capable de regagner la track avant d’arriver en bas de la montage, c’est penser (un peu) à la carte dans sa tête et pas seulement partir en fou.

C’est aussi la chance de faire une vraie première trace, le bonheur de se perdre (un peu) le thrill de se dire qu’il faut tester la neige avant de s’élancer, penser à la nuit qui tombe avant de se lancer dans une dernière ascension. Un première journée nous aura fait parcourir une bonne partie du Mont-Hog's Back et qui alimentera nos discussions (bien calmes de fatigue) de soirée de retour à Saint-Anne-Des-Monts.

L’occasion de rencontrer au Pub Chez Basse des connaissances de Val-David (Roc & Ride) en pèlerinage annuel dans la région (qui s’étaient attaqué au Mur des Patrouilleurs le jour même en mode ninja escalade – descentes extrêmes), nous nous sentons junior dans ces conditions et c’est bien motivés que nous prévoyons notre journée du lendemain avec un guide et un morceau du trajet en motoneige !!!

Rendez-vous à l’aube tôt le matin avec Ski Chic-chocs, nous rencontrons notre Guide Stéphane Gagnon propriétaire de la boîte qui nous briefe sur les éléments de sécurité et sur les options qui s’offrent à nous pour cette journée en fonction de la météo et des conditions de neige. Nous repassons notre journée de la veille et embarquons en motoneige pour nous rendre jusqu’au refuge des Mines Madeleine. Un trajet de plus de 30 minutes qui nous donne (encore plus) un sentiment de vraiment nous éloigner des sentiers battus, l’approche de la veille s’était faite jusqu’au stationnement en voiture…

L’expérience est totalement différente, plus professionnelle, Stéphane est en liaisons talkie-walkie avec un autre groupe pour évaluer les conditions de neige au fur à mesure de notre progression. Nous commençons une (vraie) ascension, ne croisons pas un autre skieur ; alors que notre première journée avait été l’occasion de croiser plusieurs groupes et même des familles ! La progression se fait à bon rythme, nous enchainons montées et descentes et commençons à redécouvrir des muscles dont nous avions oublié l’existence, la neige est présente (beaucoup moins que l’année précédente nous dira Stéphane) et nous enchainons de grandes courbes dans des bols vierges avec une neige de printemps qui font en même temps que la journée avance.

 

Chic Choc Mines Madeleine

Nous enchainerons toute la journée alors que le froid se fait plus mordant, le vent se lève et nous comprenons que les conditions printanières « clémentes » dont nous bénéficions peuvent s’avérer bien extrêmes en conditions hivernales.

La dernière descente nous raménera au chalet d’une seule longue descente quasiment coupable de ne pas avoir à s’arrêter pour installer nos peaux (on s’habitue à cette routine de montage-démontage), ravis avec un retour plein d’images dans la tête et la promesse de recommencer chaque fin de saison une expédition de neige hors-piste au Québec.

Un gros merci à Stéphane pour ce partage avec nous, à Mathieu, Stephen et Greg pour les fous rires et la découverte de ce bout de Gaspésie.

2017 s'est passé au Mont Édouard au Saguenay ! L’occasion d’un prochain post sur Appalaches ! 

Crédit Photo : Mathieu Dumontier

 

 

 

Stephen Mines Madeleine, Chic-Choc